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Le coup de pouce des Jets

2018/06/06

Source : La Liberté
Vol 105 No 10

Catherine DULUDE cdulude@la-liberte.mb.ca

Les portes de l’Hôtel Alt ont ouvert voilà trois ans au centre-ville de Winnipeg. La co-présidente du Groupe Germain Hôtels, Christiane Germain, était de passage dans la capitale manitobaine pour la Journée World Trade. Une occasion de faire le point.

La deuxième Journée World Trade, organisée par le World Trade Centre de Winnipeg, avait pour thème les grandes idées. L’idée d’ouvrir un tout nouvel hôtel en plein coeur de Winnipeg en 2015 pouvait être qualifiée d’audacieuse. Mais l’initiative procédait d’un calcul.

Christiane Germain explique : « Nous voulions être tout près de l’aréna. Nous faisons partie de la reconnaissance de la marque de Winnipeg. Depuis l’ouverture, des commerces ont ouvert autour de notre hôtel. Et on sent déjà que les gens ont un sens d’appartenance, car des clients reviennent. Je ne cacherai pas que les Jets ont aidé! » La native de Montréal n’a d’ailleurs eu aucun mal à appuyer les Jets, puisque le Canadien n’a même pas fait les séries éliminatoires.

Après trois ans, la femme d’affaires assure que l’hôtel a maintenant atteint sa vitesse de croisière. Seule ombre au tableau : la lenteur du développement du centre-ville. « Il manque des éléments dans le secteur. Et la construction prend du temps. J’aurais espéré que le quartier se développe plus rapidement. »

Le Groupe Germain Hôtels est en expansion dans les Prairies. Un hôtel est en construction à Saskatoon. La coprésidente précise la stratégie à l’oeuvre : « Nous sommes en train d’accentuer notre présence au centre du Canada. »

L’économie du partage

Christiane Germain n’a aucun problème avec la compétition. Cependant elle déplore les inégalités fiscales. Lorsqu’il s’agit de plateformes de location de logement de particulier à particulier comme Airbnb, elle souhaite que le processus de règlementation et d’imposition soit le même pour tous. « J’ai surtout du mal avec les gens qui investissent dans l’immobilier dans le but de proposer des locations toute l’année. Il s’agit alors d’un commerce. Un commerce qui pour l’instant n’est pas soumis aux mêmes règles de construction, de sécurité, et aux mêmes taxes que le monde de l’hôtellerie. »

Christiane Germain souligne que des associations hôtelières font du lobbying pour tenter d’obtenir gain de cause. Mais elle reconnaît qu’il reste du travail pour faire valoir le point de vue qu’elle défend.